Il y a une voix dans ta tête.
Elle dit des choses comme :
"Est-ce que je vais vraiment y arriver ?" "Ça ne marche jamais pour moi." "Ce n'est pas pour quelqu'un comme moi. Ça ne marchera pas".
Tu l'as tellement entendue que tu as fini par croire que c'était la vérité ou pire, de l'intuition.
Ce n'est ni l'un ni l'autre. Ce sont des croyances limitantes.
Et voilà ce que personne ne te dit :
Tu ne pourras jamais les éliminer complètement.
Elles font partie de toi. Installées trop tôt, trop profondément.
Elles reviendront — sous des formes différentes, dans des moments différents.
L'objectif n'est pas de t'en débarrasser. C'est d'apprendre à les reconnaître —
à avancer à travers elles. Pas malgré elles. À travers.
Les premières années de notre vie, notre cerveau absorbe tout — sans filtre, sans recul. Ce que nos parents disaient. Ce que la société montrait. Ce que les expériences douloureuses ont gravé.
"Ce sera trop compliqué pour toi. Sois raisonnable." "Les filles ne font pas ça."
Ces messages s'installent dans notre subconscient. Ils nous protègent d'abord — puis ils nous retiennent.
Ces croyances ont une fonction réelle — elles nous gardent en sécurité, elles évitent la douleur, la déception. Le problème, c'est qu'elles ne savent pas se mettre à jour. Elles continuent à te protéger d'une douleur qui n'existe peut-être plus — en t'empêchant de vivre pleinement.
La différence entre une croyance et un fait ? Un fait se prouve. Une croyance se ressent.
"Je ne peux pas y arriver" — ce n'est pas un fait. C'est une opinion. Non prouvable.
Et probablement fausse.
Elles se cachent derrière ces phrases :
"Est-ce que je vais y arriver ?" "Ça ne marche jamais pour moi."
"Ce n'est pas pour moi."
Quand tu t'entends dire l'une d'elles — arrête-toi.
Pose la question : "C'est un fait ou une croyance ?"
Cette pause est déjà le début de la liberté.

Pour avancer à travers une croyance limitante, tu dois savoir où tu vas.
Sinon la croyance décide à ta place.
Qu'est-ce qui est vraiment important pour toi — dans ta vie, tes relations, ton travail, ta façon d'être ? et les choses que tu dois faire obligatoirement pour les obtenir.
Ce sont tes non-négociables.
ex: Pour être pharmacien il faut être diplômé d'une faculté de pharmacie.
Tout le reste est optionnel (où tu étudies, à quel moment, dans quelles conditions) — et peut être questionné, ajusté, lâché.
Quand une croyance limitante surgit et te pousse à reculer, pose toi cette question :
"Est-ce que ce que j'évite touche à un de mes non-négociables ?"
Si c'est un non-négociable — tu avances intentionnellement malgré la peur.
La croyance, ici, murmure : « Ce n'est pas pour quelqu'un comme toi. »
Tes non-négociables, eux, savent que si.
Connaître ses non-négociables, c'est avoir une boussole quand les croyances brouillent la vue
Dans notre culture, abandonner est perçu comme une faiblesse. On nous a appris à tenir, à persévérer, à ne jamais lâcher.
Les personnes qui atteignent leurs objectifs abandonnent tout le temps.
Consciemment. Intentionnellement.
Pas par faiblesse — par intelligence et par culture d'abondance.
Elles lâchent ce qui fonctionne "un peu" pour permettre à ce qui les mène vers leurs vrais objectifs de les trouver.
Derrière ce pilier, une croyance tenace : « Si j'abandonne, c'est que je ne vaux rien. C'est que j'aurais perdu mon temps. » Démasquons-la.
Abandonner consciemment n'est pas perdre. C'est se concentrer sur l'essentiel.
On confond souvent confiance en soi et estime de soi. Ce sont deux choses très différentes.
La confiance en soi — c'est comment tu te sens par rapport à tes compétences.
Ce que tu sais faire. Ce que tu as prouvé.
L'estime de soi — c'est ton rapport à toi. Ta valeur en tant qu'être humain.
Indépendamment de ce que tu fais ou de ce que tu réussis ou pas.
Et je crois que c'est intimement lié à ta spiritualité — pas ta pratique religieuse.
Une chose qu'on ne réalise pas :
une faible estime de soi et une grande confiance en soi coexistent assez souvent
Tu peux exceller dans ton domaine, être reconnue, réussir — et en même temps chercher constamment la validation des autres. Te sentir jamais vraiment légitime.
C'est l'estime de soi qui manque — pas la confiance.
Lisa Nichols a dit : " L'estime de soi, c'est l'évolution permanente de notre stabilité intérieure et de notre acceptation de soi. "
L'estime de soi n'est pas un état qu'on atteint. C'est une pratique quotidienne.
La croyance qui se cache ici : « Je ne vaux que ce que je réussis. »
La vérité c'est que ta valeur est liée à celle de Ton Créateur puisque tu es créée à son image.
Ton estime de soi, c'est la longueur des racines dans le sol depuis lequel tu grandis.
On s'accroche à beaucoup de choses à la colère, à la honte, au regret.
Tout ça occupe de la place — de l'énergie qui pourrait accueillir ce qu'on désire vraiment.
Le pardon n'est pas pour l'autre.
Il est pour toi.
Et tu as fait du mieux que tu pouvais avec les connaissances que tu avais à l'époque.
Arrête de juger trop sévèrement tes erreurs.
Les expériences difficiles t'ont enseigné quelque chose. Même les plus douloureuses.
Surtout les plus douloureuses.
La croyance enfouie ici : « Je ne mérite pas mieux, après ce que j'ai fait. » Le pardon, c'est exactement ce qui la désarme.
Pardonner — à l'autre et à soi-même — c'est faire de la place pour que l'Univers t'apporte ce que tu désires vraiment.
Nos croyances limitantes nous font fuir l'échec. Elles nous disent que si on essaie et qu'on rate — ce sera la preuve que la croyance avait raison.
Mais voilà ce que j'ai appris — et ce que Lisa Nichols formule mieux que quiconque :
"The willingness to fail is the readiness to fly."
« Accepter d'échouer, c'est être prête à voler. »
La croissance exige l'échec. Elle exige l'expérimentation. Elle exige d'essayer des choses qui ne marchent pas — pour trouver celles qui marchent.
Chaque tentative t'enseigne quelque chose. Chaque chute te montre comment tu te relèves. Chaque expérience que tu vis — même imparfaite, même ratée — t'amène un pas plus près de ta version la plus accomplie.
L'échec n'est pas l'opposé du succès. C'est le chemin vers lui.
Être prête à tomber — c'est être prête à voler.

Dans un carnet, dans ton téléphone après un "ça ne marche jamais pour moi"
Nomme-la — exactement telle qu'elle se présente. Ses mots exacts.
Questionne-la — est-ce un fait ou une croyance ?
Identifie ce qu'elle protège — de quelle peur est-elle le gardien ?
Vérifie tes non-négociables — ce que j'évite touche-t-il à ce qui compte vraiment ?
Choisis — est-ce que je la laisse décider — ou est-ce que j'avance à travers elle ?
Affirmation : "Mes croyances ne sont pas ma vérité. Je les vois. Je les reconnais. Et je choisis où je vais — à travers elles."
Les croyances limitantes ne disparaîtront pas.
Elles reviendront — sous des visages différents, dans des moments où tu t'y attends le moins.
Mais avec tes non-négociables comme boussole.
Avec la sagesse de lâcher ce qui ne te sert plus.
Avec une estime de toi qui se construit jour après jour.
Avec le pardon comme outil de liberté.
Et avec la volonté d'arrêter de fuir l'échec — parce que c'est le seul chemin vers ce que tu veux vraiment —
Tu avanceras. À travers elles. Pas malgré elles. À travers.
Avec douceur et courage — Dr Inès 🌿
¹ Dweck C.S. (2006). Mindset: The New Psychology of Success. Random House.
² Beck A.T. (1979). Cognitive Therapy of Depression. Guilford Press.
³ Harris R. (2008). The Happiness Trap. Exisle Publishing.
⁴ Brown B. (2010). The Gifts of Imperfection. Hazelden Publishing.
⁵ Nichols L. (2015). Abundance Now: Amplify Your Life & Achieve Prosperity Today. Dafina Books.
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